En marche avec Ignace !

30 octobre 2021

Tout a commencé par l’idée folle d’un couple qui ne s’est engagé en Communauté de Vie Chrétienne que depuis 2 ans ! L’écoute de l’Esprit, se laisser surprendre : les nouveaux venus peuvent être une vrai source d’inspiration pour les membres de longue date dans la Communauté.
Et c’est, en définitive, un groupe de 13 membres de la Communauté de Vie Chrétienne Loire Océan, entre 48 et 72 ans, qui s’est lancé dans cette marche vers le rassemblement « Au large avec Ignace », durant trois jours.

Près de 84 km et 135 000 pas après…

Ils relisent ce cheminement de pèlerins.
Préparation : plusieurs semaines avant, avec quelques marches organisées pour s’entraîner et faire connaissance. En effet, ce groupe est composé de différents membres qui ne se connaissaient pas avant.
Départ en train, à Nantes pour Aix-en-Provence. Puis, mercredi 27 octobre, c’est le grand jour : en marche vers Marseille !
Objectif : marcher, en lien avec la nature, pour se préparer au congrès de la Communauté de Vie Chrétienne et au rassemblement de la famille Ignatienne.

Les fruits ?

La fraternité et la solidarité se sont développées au fil des kilomètres au travers des échanges profonds : des échanges à deux, ou trois, du silence aussi parfois pour se laisser guider par les sens, un peu comme une mise en application de ce qu’on peut lire dans Fratelli Tutti. Pas après pas, des parfums de romarin, de thym, de lavande, d’olive plein le nez, « nous nous sommes laissés guidés par ce mode de compagnonnage différent de ce qu’on peut vivre d’habitude dans nos communautés locales », racontent-ils. « Nous nous sommes ajustés les uns aux autres pour concilier nos différents rythmes, avec Marseille au loin, que nous apercevions parfois aux détours du chemin ».

Les souvenirs affluent dans le groupe au fil de notre échange : « Au gré des traversées des villes et villages nous avons fait des rencontres émouvantes. Comme par exemple celle de Nino, atteint d’Alzheimer, qui, nous voyant arriver du pas de sa porte, s’est élancé vers nous en dévalant ses escaliers quatre à quatre au risque de tomber, pour nous accueillir et nous saluer. Nous nous sommes profondément sentis accueillis par cet homme, dans sa fragilité, comme si on était de sa famille à l’entrée du village ».


Nous nous sentions guidés aussi par des petits clins d’œil de Dieu : à un moment donné notre groupe était séparé et des enfants jouant là au carrefour d’un village nous interpellent spontanément pour nous indiquer la route de ceux qui nous avaient précédés…

Après hébergement spartiate, simplicité heureuse, ils atteignent leur but. « On savait », ajoutent-ils « qu’à l’arrivée notre groupe allait s’ouvrir aux autres, à la diversité de CVX avec ses 3000 membres présents ». Mais c’est cela aussi CVX : une façon d’être aux autres quels qu’ils soient, dans la simplicité des relations.

Propos recueillis par C Fourmond