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prière de l’atelier justice pour le mois d’avril 2019

Soeur Danielle Eon, dans le dernier numéro de la revue Vie Chrétienne, nous appelle, à la suite de Saint Ignace, à renouveler notre regard sur le monde pour parvenir à l’attitude spirituelle de contemplation ; à oublier nos certitudes cognitives pour nous ouvrir à la présence divine (cf extrait de son texte ci-dessous).

C’est  le sens de l’enseignement du Christ quand il prend appui sur des scènes de la vie quotidienne ;  le sens aussi de l’épisode de la Transfiguration dans l’Evangile de la liturgie du dimanche 17 mars ou celui du récit des témoins d’Emmaüs après la Résurrection.
Ce que nous méditons dans la Parole de Dieu nous invite à renouveler notre regard sur notre vie quotidienne au travail, afin d’y contempler l’œuvre de Dieu.

Nous vous invitons, au cours de ce mois, à faire mémoire d’un moment particulier d’engagement au service de l’institution judiciaire.
Cette expérience passée a peut-être été vécue dans l’indifférence de la routine, de la banalité, de l’urgence, pourtant elle a laissé sa trace en moi  dès lors qu’elle reste imprimée dans ma mémoire.
 
Je laisse remonter à ma conscience  l’évènement et ce qu’il a produit en moi ; avec plus de distance, les détails se sont effacés mais je perçois la manière dont il m’a transformé, peut-être par étapes.
Et je demande la grâce au Seigneur de me rendre présent aujourd’hui à ce qu’il a fait pour moi à travers cette expérience.
« Dieu était là, et je ne le savais pas » (Gn 28,16).
 
Cet épisode de ma vie quotidienne fait-il écho à une parole ou une scène d’Ecriture ?
Quels enseignements le Seigneur m’invite-t-il à en tirer aujourd’hui?
 
Je peux lui rendre grâce pour ce qu’Il m’a donné ; lui demander aussi d’être davantage disposé à accueillir sa présence divine dans le quotidien de mon engagement professionnel ou de ma mission.

Marc Emmanuel et Christine

Extrait du texte de Danielle Eon (p 28 et 29 numéro 58 de Vie Chrétienne) :

« Le paysage à contempler est aussi celui de nos vies, et c’est pourquoi la tradition ignatienne suggère de s’arrêter régulièrement pour se remémorer et contempler ce que nous vivons. … C’est alors qu’une action de grâce peut monter en soi, dans la reconnaissance de tel ou tel bienfait reçu : un encouragement qui a aidé à dépasser les difficultés, une parole consolante, une vérité douloureuse à entendre mais qui s’est avéré libérante … De là, nous pouvons faire un pas de plus et commencer à apercevoir l’oeuvre du Dieu Créateur dans nos vies, son amour, sa présence, son salut.

Mais la contemplation des événements vécus peut aussi nous instruire le coeur et l’intelligence. À travers les événements vécus, quelque chose surgit et me surprend, me touche, m’interpelle, rejoint mon désir et le confirme ou me déloge d’une certitude. Ce qui se passe au coeur de l’acte de contempler ne provient pas d’un raisonnement ou d’un ressassement en soi-même : ce que je vois, entends ou perçois vient atteindre dans mon univers intérieur, provoque une ouverture, une compréhension intérieure nouvelle.

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