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Prière de l’atelier justice – mars 2021

Marc-Emmanuel, magistrat à Lyon et co-responsable de l’atelier justice, nous invite ce mois-ci à prier à partir d’un tableau. La scène est celle du baptême du Christ.

Je peux en relire le récit dans l’Évangile de Marc, Matthieu ou Luc puis prendre le temps de contempler ce tableau en me mettant dans un climat de prière.
Je demande au Seigneur sa grâce pour que le carême soit un temps d’ouverture à la joie de Pâques, de renouvellement dans son alliance.

Puis je lis lentement la méditation de Marc-Emmanuel.« Jean était debout dans le Jourdain, une foule l’entourait. Il proclamait la venue de Celui qui allait baptiser dans l’Esprit Saint. Jean baptisait avec de l’eau ceux qui souhaitaient marquer ainsi leur volonté de changer de vie.
Jésus arrive et s’immerge à son tour, il est Dieu fait homme, son geste est le signe de l’Incarnation. En recevant sur la tête l’eau versée par Jean, Jésus épouse toute l’humanité, dans ce qui la fait souffrir comme ce qui la fait grandir.
Jésus ne s’attardera pas ; remontant vers la rive, il est le chemin vers le Ciel, ouvert à ceux qui sont prêts à le suivre, animés de la force de l’Esprit. Les mains du Père sont ouvertes, comme une invitation à nous tourner vers Lui malgré nos faiblesses.

Seigneur, à ta suite, tu nous appelles à nous mêler sans crainte au monde, nous apparaîtrait-il déroutant ou inquiétant, violent ou repoussant. Une fuite de notre part le priverait du message d’Amour que nous pouvons lui transmettre en ton nom après l’avoir accueilli en nous. Notre société a besoin d’être irriguée sans cesse par la parole de l’Évangile pour croître en fraternité et Tu as désigné chacun spécialement pour prendre part à cette conversion collective. Malgré tous les freins rencontrés, d’où il résulte si souvent peur ou lassitude, le monde a besoin de nous tous, et de moi en particulier, pour permettre à ceux qui l’habitent de bénéficier des bienfaits de la foi et de l’espérance que Tu es venu nous enseigner.

Dans nos engagements professionnels et bénévoles, au service de l’institution judiciaire ou dans d’autres domaines, nous sommes confrontés aux douleurs physiques et morales, à la malveillance, à notre impuissance.
Nous sommes exposés à la tentation de nous débarrasser au plus vite d’une situation qui nous embarrasse ou d’une personne qui nous agace.
Nous cherchons parfois à trouver refuge dans la recherche de notre intérêt personnel ou la pratique aveugle d’une technique.
En ce temps de Carême, que ta bonté, Seigneur, nous garde de reculer devant l’humanité désenchantée et nous donne d’aller de l’avant et au fond des choses, rassemblant force et conviction, pour croire que l’accomplissement de notre service est promesse d’un monde meilleur. »